Le son ocre du violon - Elia Sparreaux

Note : 7,5/10

Résumé

Le jeu c’était tout ce qu’on avait. Le jeu c’était notre folie, notre audace, notre splendeur. C’était cette bataille acharnée, c’était cette rage vitale qui faisait que lui et moi, on était. Cette haine puissante et inébranlable, c’était nous. » Une fille. Un mec. Un jeu. Celui de la subtilité, de la manipulation, de la séduction.

Les promesses jamais données et les mensonges parfaitement maîtrisés pour gagner l’obsession de l’autre. Le jeu est simple. Il faut pourtant toute l’arrogance du monde pour prétendre à la victoire et tout son orgueil pour ne jamais abandonner la partie.

Quand la fierté rencontre l’impertinence, tout explose. Tout s’enflamme. C’est l’histoire de Shane et de Nathan. De leur exquis mépris pour le monde et de leur envie désespérée de vivre. Ils se rencontrent pour le meilleur et pour le pire. A celui qui blessera l’autre, à celui qui résistera. A celui qui gagnera. « Tricher c’est jouer, tous les coups bas sont permis.

Tu n’auras le droit qu’à un toi. Un toi comme celui de tout le monde, un toi comme une personne indéfinie et inexistante. Un toi aux mille noms et sans visage. Sans visage parce que mes yeux sont fatigués de chercher les tiens au milieu de tous ces cons.

Mon avis

Shane et Nathan se rencontre lors d’une soirée tout à fait ordinaire. Un simple regard et ils comprennent tous deux qu’ils sont liés. Shane l’initie au « Jeu », le jeu de la subtilité, savoir faire naître du désir chez une personne sans jamais craquer : Rend tes partenaires dépendants et tu gagnes, tombe dans leurs bras et tu perds. Sauf que nos deux personnages principaux s’empourprent dans leur propre jeu, s’ensuit alors des sentiments de haine, de jalousie et de dépravation.

Je lis assez peu de romance, même si j’aime me plonger dans une belle histoire d’amour qui finit bien, retrouver constamment le même schéma narratif me lasse vite. Du coup, tomber sur une romance qui sort du lot, qui brise les codes, ça fait plaisir et ça me fait sortir de ma zone de confort.

D’autant plus, c’est une femme, Shane, qui règne clairement pendant tout le roman. Elle impose son jeu, ses règles. Elle déguste parfois mais reste toujours fidèle à elle-même. Nous ne sommes pas du tout dans le modèle classique de la femme dominée par le pouvoir masculin. Sortir de ces principes fait un bien fou !

J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur, très sensible et dans l’air du temps. Elle aime jouer avec les mots et leurs contraires « Et la laideur de sa beauté indécente », donnant alors une certaine ardeur à la lecture. La qualité et le travail de mise en page est à souligner également. L’auteur a placé des citations, des petits dialogues volés, des mots en très gros et gras, des passages en prose, des lettres… Tous ces formats mélangés rend l’immersion encore plus forte !

Pour résumé, j’ai beaucoup aimé cette lecture, je vous la conseille donc chaudement et j’’espère vous avoir donné envie de la découvrir. Et si vous l’avez déjà lu, n’hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires 😉 ! Bonne lecture à tous !

 

Le son ocre du violon - Elia Sparreaux

Informations

Auteur : Elia Sparreaux – Page : 342

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